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Les 8 bonnes pratiques RSE dans le secteur de la logistique

Article publié le 6 décembre 2019 par Fabien Vidal, Expert RSE et Pauline Leraix, chargée de communication chez CiviTime

La Responsabilité Sociétale d’Entreprise est une thématique à laquelle les sociétés accordent de plus en plus d’importance. Face à une réelle attente des salariés (70% des collaborateurs souhaitent être plus impliqués dans la démarche RSE de leur employeur !), les entreprises redoublent d’efforts. Et pour cause ! Les collaborateurs qui peuvent profiter d’initiatives de la part de leur entreprise pour s’engager sont globalement plus fiers de leur boîte (90 % contre 66 % pour un salarié à qui l’on ne propose aucune initiative), sont aussi plus épanouis (80 % contre 62 %) et adhèrent plus aux valeurs et à la culture de leur société (81 % contre 58 %).

Pour être réellement efficace, une stratégie RSE nécessite que les collaborateurs se sentent impliqués dans celle-ci. Et ce, sur tous les sites de l’entreprise.

Voici un petit tour d’horizon des enjeux de la Supply Chain, avec des actions ingénieuses que vous aussi, vous pouvez mettre en place !

 

Vers des emballages 100% recyclables ou réutilisables

Un des principaux enjeux des managers du secteur de la logistique est lié à la réduction des quantités d’emballages.

Facilitant la manutention, le stockage, le transport et la transmission d’informations, les emballages secondaires (autour du produit) ou tertiaires (palettes, film plastique) sont au cœur des opérations logistiques. Seulement, ceux-ci ont des conséquences sur la gestion des flux et des approvisionnements, et donc sur l’empreinte environnementale liée à leur utilisation. Alors, une réflexion est en train de s’orienter vers des emballages 100% recyclables ou réutilisables.

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C’est le cas de Carrefour, qui a annoncé fin 2018 un objectif de «100% d’emballages recyclables, réutilisables ou compostables » pour les produits à la marque de l’enseigne d’ici 2025, afin de passer du « jetable à une économie circulaire ».

Concrètement, cet engagement passe par la réduction de l’utilisation des plastiques à usage unique, la suppression des emballages plastiques non recyclables des fruits et légumes bio, l’arrêt de la commercialisation des pailles en plastique ou encore la substitution progressive des pailles en plastiques des briquettes de jus.

Éviter les transports à vide pour augmenter sa rentabilité, c’est possible ?

Le transport et les flux urbains sont aussi au cœur des préoccupations : les responsables RSE d’entreprises du secteur de la logistique orientent leur stratégie RSE afin d’éviter le transport à vide. Aujourd’hui près de 30% des véhicules de transport ne sont pas complets, ce qui coûte très cher à l’entreprise (comme à la planète !).

La solution ? Optimiser la logistique et le transport des marchandises sur route grâce à la réduction des parcours à vide de ces véhicules.

Pionnière à l’échelle mondiale, Trucknet propose une solution simple et intelligente d’échanges de fret entre sociétés. Créée en 2014, Trucknet met en relation les entreprises de transport : le système permet au transporteur de trouver une correspondance entre son parcours à vide et les besoins d’un autre acteur du transport. Après les vérifications d’usage (réglementation, assurance), les entreprises peuvent conclure un accord qui convient aux deux parties.

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Comment ça fonctionne ?

« Et bien prenons une entreprise de 20 camions, qui doit transporter des marchandises de Paris à Lyon. Arrivé sur place, vous y déposez les marchandises et repartez pour Grenoble. Si de Lyon à Grenoble, vous vous déplacez à vide, de Grenoble, vous rentrez à Paris, mais à plein », annonce Hanan Friedman, CEO de Trucknet.

 

L’optimisation du “dernier kilomètre” grâce aux drones ?

Étroitement lié à l’optimisation des flux, le “dernier kilomètre” est lui aussi un enjeu de taille du secteur de la logistique. En effet, le constat est sévère : le dernier kilomètre est le plus coûteux. Au fur et à mesure que le produit se rapproche de son destinataire final, le coût unitaire de transport augmente et arrive à son apogée au cours du dernier kilomètre.

À l’échelle nationale, il pèse environ 20 % du trafic, occupe 30 % de la voirie et se trouve être à l’origine de 25 % des émissions de gaz à effet de serre*. Il faut donc trouver des solutions pour éviter que le dernier kilomètre ne devienne une catastrophe environnementale (et économique !).

Mais pour optimiser le dernier kilomètre,

Uber ne manque pas d’idées ! Et oui, la firme apparaît comme déterminée à utiliser prochainement des drones pour la livraison de repas, via UberEats. Si de nombreuses entreprises comme Amazon ou Google sont tout aussi séduites, UberEats pourrait y avoir en effet recours dès 2021. UberExpress est la dénomination interne utilisée pour ce projet.

*Selon les chiffres publiés par le Comité d’analyse stratégique

 

La réduction du bruit

Plus d’un tiers de la population Française déclare souffrir de nuisances sonores nocturnes. En cause ? Les transports et les livraisons dans les zones urbaines. Et pire encore, dans ce sondage, 22% juge que le bruit la nuit est une source d’anxiété, et 7% cause de dépression !

Le transport de marchandises en ville reste avant tout perçu par la population comme une source de nuisances : « polluant », « bruyant », « dangereux », « encombrant » sont des adjectifs fréquemment entendus pour le qualifier.

Pourtant, le processus des livraisons de nuit est propre à engager un cercle vertueux : en livrant plus tôt ou très tard sans gêner les riverains, on livre mieux et on pollue moins. De plus, en circulant quand le trafic est minimal, les véhicules ont un meilleur rendement énergétique, et comme ils sont absents aux heures de pointe, ils ne contribuent pas à l’encombrement du trafic. Cela permet de diminuer les externalités négatives engendrées par la livraison urbaine : émissions de polluants, congestion, occupation abusive des aires de stationnement…

Pour garantir des livraisons respectueuses du sommeil des riverains, la charte Certibruit permet de valoriser les efforts entrepris en matière de livraison silencieuse de nuit.

Parmi ses adhérents ? McDonald’s, Carrefour, La Poste, Stef, ou encore le marché de Rungis.

 

L’éco-conduite : un enjeu stratégique majeur pour les entreprises

Le secteur des transports représente aujourd’hui 35% du total des gaz à effet de serre émis en France.
L’éco-conduite offre un double avantage : elle réduit jusqu’à 10% d’émissions de CO2 dans l’air et engendre une économie de carburant de 20% en moyenne. Motivées à l’origine par l’augmentation des prix à la pompe, les entreprises mesurent aujourd’hui les effets de l’éco-conduite sur la sécurité routière.

Citons l’exemple de La Poste qui a créé Bemobi, une filiale 100% à l’éco-conduite et à la conduite préventive. Après cette formation, La Poste a pu réaliser en effet une réduction de 5% de ses émissions de CO2 et de ses consommations de carburant et enregistrer une baisse de 10% du nombre d’accidents ! Depuis, Bemobi est partenaire de nombreuses entreprises dont le Crédit Agricole, Orange, ou encore Darty.

 

Des accidents du travail plus fréquents dans la majorité des activités de la branche : sensibilisez de manière ludique vos collaborateurs !

On comptabilise dans les transports près de 72 accidents du travail pour 1 000 salariés (indice de fréquence) en 2014, et 41 accidents du travail pour 1 000 000 d’heures travaillées (taux de fréquence). Ainsi, le risque d’accidents dans le secteur de la supply chain est environ 1,6 plus important qu’en moyenne pour l’ensemble des secteurs d’activité !*

*(selon une étude de la Carsat Nord Pas de Calais et de l’AFT)

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Alors, les managers du secteur se mobilisent pour sensibiliser leurs collaborateurs à ces risques. Mais on vous l’accorde, ce n’est pas toujours facile d’impliquer l’ensemble de ses parties prenantes !

Pour pallier à cela, France Boissons a mis en place CiviTime, un serious game, pour sensibiliser les collaborateurs aux règles de sécurité. Les joueurs sont immergés dans un univers virtuel sur mesure représentant l’écosystème de leur entreprise.

 

CiviTime, comment ça marche ?

Le but du jeu ? Les joueurs ont une mission par jour, et par équipe, ils doivent alors se challenger à travers des défis, des mini-jeux et des duel-quiz, pour retrouver les engagements RSE pris par leur employeur.

CiviTime, c’est un outil de communication interne : le jeu est entièrement personnalisé à la stratégie RSE de l’entreprise. France Boissons a donc permis à ses parties prenantes internes d’être formées de manière ludique et collaborative aux règles de sécurité de l’entreprise.

Avec un taux de participation moyen de 61%, 87% des joueurs reconnaissent avoir appris des choses sur les actions menées par leur entreprise, et 92% souhaitent même participer à une seconde saison de CiviTime !

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Favoriser la bonne ambiance et la communication interne, dans un secteur où les risques psychosociaux sont plus élevés que dans les autres secteurs d’activité

Les salariés du transport et de la logistique sont plus nombreux à souffrir de difficultés liées au rythme, à la reconnaissance et à l’épanouissement dans le travail que dans les autres secteurs d’activités (toujours selon l’étude de la Carsat Nord Pas de Calais et de l’AFT).

Alors pour favoriser l’épanouissement professionnel de ses collaborateurs et à l’occasion de la semaine nationale de la qualité de vie au travail, l’entreprise DARTESS leur a proposé des activités ludiques, éducatives et sportives.

Temps fort de l’année, les 250 collaborateurs ont été sensibilisé aux risques musculaires et aux accidents du travail grâce à l’intervention d‘un coach sportif, d’une diététicienne ou encore d’une ostéopathe.

Initiée concrètement dès 2015 chez DARTESS, ces démarches fonctionnent car pour 35% des collaborateurs de l’entreprise, la qualité de vie au travail s’est nettement améliorée au cours des 5 dernières années.

 

Développer sa marque employeur pour fidéliser et attirer les talents !

Porté par l’explosion du commerce en ligne, le secteur de la logistique et du transport est en plein boom : la logistique est aujourd’hui un poids lourd du recrutement !

Alors, pour développer leur marque employeur, tout est fait dans le secteur de la logistique en interne au niveau des ressources humaines pour valoriser et renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise, ainsi qu’au niveau de la communication externe pour attirer de nouveaux talents.

Et si votre stratégie RSE devenait un levier d’attractivité et de fidélisation des talents ? Et si la gamification était LA solution ?
En effet, le jeu dispose d’un immense pouvoir pour retenir l’attention. Dans le monde du travail, la gamification apparaît aujourd’hui comme un moyen de communication interne innovant pour engager ses collaborateurs et développer sa marque-employeur ! En effet, si 85% des employés déclarent ne pas se sentir impliqués dans la politique RSE de leur entreprise, ils sont 70 % à vouloir l’être davantage, et 33% voudraient une réelle formation sur le sujet.

S’inspirant de cette demande, CiviTime intervient alors comme une manière ludique de d’(in)former vos collaborateurs !

Pour en savoir (encore) plus : civitime.com

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